
épisode 31
Comment bien préparer son voyage ? — avec Pauline de Planexplora
Choix de la destination, prévision du budget, logement, itinéraire, transport… Planifier ses voyages peut vite devenir une vraie charge mentale. Et quand on est nomade, ça revient encore plus souvent !
Dans cet épisode, on parle préparation de voyages. Et pour ça, je reçois Pauline, cofondatrice de Planexplora, une plateforme qui propose des visios personnalisées avec des experts locaux pour aider les voyageurs et voyageuses à organiser un voyage sur-mesure.
On parle de :
✔️ Bien choisir sa ou ses destination(s) au sein d’un pays
✔️ Trouver le meilleur quartier où séjourner
✔️ Estimer le budget selon la destination
✔️ Décider ce qu’on va voir, et surtout, comment voyager pour avoir l’expérience la plus authentique possible
✔️ Mieux comprendre et s’intégrer à la culture du pays d’accueil, en remettant l’humain et le local au cœur de l’expérience de voyage
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03:28 Qui est Pauline, de Planexplora ?
07:09 Choisir sa destination : quelle(s) ville(s) visiter ?
11:18 Construire un itinéraire réaliste et fluide
16:00 Où séjourner pendant son voyage ?
21:27 Comment estimer son budget en fonction de la destination ?
27:24 Les variations des prix selon la saisonnalité & les événements locaux
33:32 Petits tips pour voyager moins cher sans sacrifier la qualité
38:04 Découvrir les incontournables sans les voir “comme tout le monde”
45:01 Trouver des lieux hors des sentiers battus, selon ses goûts
49:18 S’immerger dans la vie locale, et dans la culture du pays d’accueil
Aujourd’hui, on s’attaque à un sujet clé quand on voyage : la préparation. Quand on est nomade, ça prend encore plus d’ampleur. Cette question revient tout le temps et peut très vite devenir une grosse charge mentale. D’ailleurs, comme j’en parlais dans l’épisode 3 du podcast Nomadness, pour moi, c’est le plus gros challenge du mode de vie nomade.
Entre le fait de choisir une destination, optimiser l’itinéraire, prévoir les transports, calculer son budget, choisir la bonne période pour partir, trouver un logement en fonction de son mode de vie, un travail sur place ou un endroit pour bien travailler, un coworking… Bref, c’est loin d’être toujours simple.
Comme je voulais traiter ce sujet à fond, j’ai fait appel à une experte du domaine. J’accueille aujourd’hui Pauline, la fondatrice de Planexplora. C’est une jeune entreprise dont le but est justement d’aider les voyageur·euse·s à préparer leur voyage.
Présentation de Pauline et Planexplora
Pauline, pourrais-tu te présenter ainsi que Planes Explora, l’entreprise que tu as fondée ?
Pauline : Je suis ravie de te rejoindre aujourd’hui Chloé ! Je suis bretonne, j’ai 37 ans et j’ai toujours étudié et travaillé dans le voyage. L’idée de Planexplora m’est venue lorsque j’étais agent de voyage en Australie, où je travaillais dans une agence de voyage locale à Sydney.
Nous avions beaucoup de voyageurs qui nous contactaient pour avoir un devis sur mesure, ce qui impliquait la création d’un itinéraire spécifique et le partage de tous nos conseils vraiment adaptés à chaque profil de voyageurs. Je suis partie du constat qu’il y avait pas mal de voyageurs qui, une fois qu’ils avaient tous ces conseils de la part d’une française qui vivait sur place, organisaient leur voyage eux-mêmes.
Ces gens cherchaient juste un petit coup de pouce francophone local et quelqu’un qui connaît la destination par cœur pour se rassurer. En réalité, ils avaient vraiment envie d’organiser leur voyage tout seuls. C’est pour cela que j’ai imaginé Planexplora.
L’idée, c’est de mettre en relation les voyageurs avec des experts locaux de leur destination. Ces experts sont tous francophones et ce sont tous des professionnels du tourisme : agents de voyages locaux, guides, auteurs de guides de voyage, travel planners… Tous des pros qui ont une expertise très pointue sur la destination qu’ils représentent.
Le temps d’une visio de 40 minutes, les voyageurs peuvent poser toutes leurs questions et bénéficier de tous les conseils personnalisés de la part de leur expert pour leur voyage, vraiment ce qu’ils recherchent.
Nous avons un peu plus de 110 experts dans l’équipe. Nous en avons en France, car c’est aussi très intéressant d’avoir plein de conseils sur comment visiter la France, et nous avons également des experts à travers le monde, jusqu’au Vanuatu !
Les avantages de l’expertise locale
Le but pour nous, c’est vraiment de faire gagner du temps aux voyageurs grâce à des conseils personnalisés, des choses qu’ils auraient mis des heures à chercher sur internet — et ils seraient peut-être même passés à côté. Nous les rassurons dans leurs choix.
Cela leur permet aussi d’économiser de l’argent, car en faisant les bons choix, on économise souvent beaucoup. Cela leur permet de découvrir des petites pépites qu’ils n’auraient pas trouvées ailleurs, car seuls les locaux connaissent vraiment la destination. Une fois que c’est sur internet, ce n’est plus vraiment une petite pépite !
Comment choisit-on les villes qu’on va visiter dans le pays qu’on a choisi ?
Pauline : Selon les retours de nos experts, j’ai noté plusieurs points essentiels à prendre en compte.
Choisir sa destination selon la saison
D’abord, il faut adapter son itinéraire à la saison, car le climat peut jouer un rôle clé dans l’expérience qu’on peut avoir sur place, surtout dans les pays très vastes où les saisons peuvent changer considérablement.
Prenons l’exemple de l’Argentine avec notre expert Rémy qui est sur place, ou l’Australie que je connais personnellement pour avoir été agent de voyage là-bas. Ce sont des pays immenses avec des climats très contrastés. À une même période, en Australie, quand c’est l’hiver dans le sud, c’est la bonne saison pour aller dans le Nord, sur la Grande Barrière de Corail par exemple, et dans le Kakadu, car c’est la saison sèche. L’été, c’est beaucoup plus humide et il peut beaucoup pleuvoir là-haut.
Nous avons aussi Patricia, experte en Suisse, qui nous dit que malgré le fait que le pays soit très petit, les saisons sont très marquées. De Zurich à Locarno, c’est un peu comme de Lille à Marseille ! Selon la taille du pays, mais même pour des pays plus petits, la météo peut être très changeante d’un endroit à l’autre.
Se concentrer sur une région cohérente
Les experts conseillent de se concentrer sur une zone ou une région cohérente. Par exemple, Catherine, experte de la Turquie, recommande vraiment de se concentrer sur une petite région comme la Cappadoce ou la côte égéenne pour se dire : « Je ne vais pas tout voir, mais au moins je vais vivre la destination pleinement. » Il s’agit de vraiment profiter du moment sans visiter le pays au pas de course.
S’adapter aux contraintes… et à ses envies !
Pour bien choisir sa destination, il faut toujours suivre ses envies, son profil et la logistique, car cela a un gros impact sur la planification du séjour. Nous avons tous des besoins différents, et l’accessibilité du lieu peut être très variable.
Alicia, experte de La Réunion et des Mascareignes, recommande de commencer par La Réunion pour quelqu’un qui souhaite aller dans les Mascareignes, car c’est facile à explorer, l’île est très bien équipée. Elle est très rassurante pour la langue mais aussi pour l’accès au système de santé, puisqu’on peut utiliser notre carte vitale.
Concernant l’Italie, nous avons Nadine et Jérémy, tous deux experts de l’Italie, qui soulignent qu’il faut vraiment faire attention à certaines villes qui sont très touristiques et très étouffantes en été en termes de chaleur. Ils rappellent aussi l’importance de bien vérifier les modes de transport et l’accessibilité, puisque les lignes de train ne permettent pas d’accéder à toutes les villes, et se déplacer en voiture peut aussi être compliqué parfois.
Il faut calculer tout cela et faire un petit mix de réflexion sur tous ces paramètres pour bien choisir sa destination. Désolée Chloé, il n’y a vraiment pas de règle unique, il faut s’adapter à tous ces paramètres.
Chloé : Totalement. Je ne m’attendais pas à vous donner le Saint Graal de la règle pour choisir sa destination, mais je retiens effectivement trois lignes directrices essentielles.
D’abord, faire attention aux saisons et aux climats. Ensuite, se concentrer sur une zone géographique en fonction du temps imparti et ne pas vouloir tout faire. Je pense que c’est très important. Et enfin, vraiment prioriser par rapport à ses envies et son profil pour adapter son voyage.
Construire un itinéraire réaliste
Une fois qu’on a choisi vers où on veut aller, comment construire un itinéraire pour enchaîner plusieurs villes ?
Pauline : Il y a plusieurs points à prendre en compte. Comme nous le disait Catherine, experte de la Turquie, il faut construire son itinéraire de manière réaliste et fluide, puis se concentrer sur des sites accessibles.
L’erreur classique, c’est vraiment de vouloir tout voir. Finalement, en essayant de tout voir, on passe à côté de plein de choses. Mieux vaut limiter les étapes et passer au moins deux nuits au même endroit pour vraiment profiter du moment, avoir le temps de découvrir le lieu et maintenir un bon équilibre entre les transports, l’exploration et le repos.
C’est nécessaire quand on part en voyage au Japon par exemple. Anaïs, experte de la destination, recommande de réfléchir en fonction de l’aéroport d’arrivée et de départ, et de prévoir ces étapes au fil de l’eau en prenant bien en compte ses points de chute. Il faut rayonner autour des villes, par exemple autour de Kyoto et Tokyo. Il y a beaucoup de choses à voir et à faire en prenant son temps et en limitant les déplacements.
Pour la Suisse, Patricia recommande aussi, pour un premier séjour, de se concentrer sur un seul canton, comme le Valais par exemple, qui permet de voir l’essentiel du pays en condensé, sans trop se déplacer et sans quadriller tout le pays. On peut avoir un joli combo de montagnes, de lacs, de villages, sans passer trop de temps dans les transports.
Adapter l’itinéraire aux distances et à la logistique
Pauline : Le deuxième point, c’est d’adapter l’itinéraire à la durée, aux distances et à la logistique. Plus le pays sera vaste, plus il sera important de faire des choix stratégiques selon le temps disponible, les transports et les distances qui séparent deux villes.
Les distances qu’on a chez nous ne sont pas forcément, en termes de durée, les mêmes qu’ailleurs. Pour les pays vastes comme l’Australie (avec Claire) et le Brésil (avec Kevan), il est indispensable de se fixer deux ou trois grandes étapes selon la saison et les connexions intérieures, car les distances sont vraiment trompeuses.
Personnellement, en tant qu’agent de voyage, je me souviens qu’en Australie, il n’y a pas toujours des connexions tous les jours. Un itinéraire valable à une date précise ne l’est plus forcément si on décale de deux ou trois jours. Cela chamboule tout le programme.
Pour les Antilles, Alexandra rappelle qu’il faut tenir compte des événements locaux et des jours fériés, car cela peut impacter les temps de trajet et la fréquentation de certains lieux.
Personnaliser selon ses envies et contraintes
Pauline : Le dernier point, c’est qu’il faut personnaliser selon ses envies et ses contraintes personnelles. Le bon itinéraire, c’est celui qui colle aux priorités de chacun, que ce soit en rythme de voyage – on a tous des besoins différents – nos centres d’intérêt et notre budget. Plus on en fait, plus cela risque de coûter cher.
Par exemple, en Jordanie, Axel, experte de la destination, recommande une immersion dans le désert pour certains, car c’est une expérience inouïe de dormir sous les étoiles. Pour d’autres, elle recommande plutôt des itinéraires qui incluent de la culture et un programme plus dense pour ceux qui veulent faire plus de choses et passer moins de temps dans le désert.
Au Kirghizistan, notre experte Nazira souligne un aspect essentiel : il faut construire l’itinéraire en pensant à l’altitude. C’est très montagneux et il faut permettre une bonne acclimatation en choisissant son itinéraire au fil des montées en altitude pour que le corps s’habitue.
Il y a plein de petites choses auxquelles on ne pense pas forcément et qui s’adaptent à d’autres destinations. Il faut vraiment faire un mélange entre envie, réalisme et flexibilité. Ne pas tout voir, être ok sur le fait de ne pas tout voir cette fois-ci, peut-être une prochaine fois, et vivre pleinement ce qu’on a sous les yeux.
Chloé : Oui et puis quand on est nomade digital, il faut vraiment adapter. Si on travaille en parallèle, même avec deux nuits minimum par endroit, ça suffit pas : il faut allonger encore le temps. Toute la logistique peut concerner les jours de vacances à poser, les jours fériés où les billets de train sont plus chers, par exemple.
Choisir le bon quartier pour se loger
Comment choisir où se loger dans une ville, notamment le bon quartier ?
Pauline : Tout dépend de nos envies : animation ou calme, ambiance locale ou proximité des sites touristiques, immersion au plus proche des gens ou privilégier le confort et notamment sonore. Il faut jongler avec tout cela.
Par exemple, en Indonésie, Dominique distingue deux approches. Si on veut s’immerger au plus proche des locaux, mieux vaut choisir un quartier moins touristique. Mais si on veut se sentir rassuré, surtout en solo, on a envie d’avoir du monde autour, notamment d’autres étrangers et voyageurs comme nous. Les zones touristiques seront plus prisées par les voyageurs, notamment à Bali.
En Italie, Jérémy conseille d’éviter les zones trop touristiques pour privilégier les quartiers où il y a une vraie vie locale. Ce qu’il adore, c’est voir les gens qui ouvrent les volets le matin et voir la vraie vie dans les petites ruelles. Son conseil : s’il y a un petit bar de quartier où tout le monde se connaît, c’est plutôt bon signe pour une immersion au top.
Au Vietnam, Van, notre expert, explique que la vie est de nature assez bruyante. Si on veut vraiment vivre le Vietnam, c’est s’accommoder de ce bruit constant où les gens parlent fort. Il faut prendre en compte son niveau de tolérance au bruit. Faut-il être prêt à vivre la destination tambour battant comme les locaux, quitte à accepter les nuisances sonores ? Ou notre calme et le silence sont-ils essentiels, auquel cas il faut s’éloigner du cœur des villes ?
Sécurité et transport
Pauline : Il y a aussi la question de la sécurité, du transport et des distances, car cela joue sur notre expérience sur place. Les quartiers en extérieur peuvent être plus éloignés des restaurants et pas forcément accessibles en transport.
Au Brésil, Kevan et Thomas rappellent qu’il vaut mieux privilégier les quartiers animés et bien notés autour des grands hôtels. Il faut identifier les grands hôtels, même si on ne veut pas y séjourner, et trouver des hébergements autour pour se déplacer en sécurité. On peut utiliser des applications comme Uber ou 99 qui sont très utilisées. La question de la sécurité dans une destination comme celle-ci est extrêmement importante.
Au Japon, Anaïs recommande de regarder les transports à proximité pour profiter pleinement de la destination. Aurore, notre autre experte du Japon, recherche un équilibre entre qualité, prix et fun pour vivre une bonne expérience.
Proximité des sites touristiques : avantages et inconvénients
Pauline : Parfois, être trop près des lieux touristiques peut nuire à l’authenticité. En Turquie, Catherine conseille de ne pas rester uniquement dans les quartiers les plus visités car on risque de passer à côté de la vraie vie et de l’atmosphère locale. Avec de bons transports, on peut s’éloigner un peu et mieux ressentir la ville.
En Jordanie, Axel suggère à l’inverse de rester à proximité du centre pour éviter les bouchons, accéder aux sites touristiques centraux et pouvoir visiter à pied. Pour elle, être au cœur de la ville est la bonne manière de s’immerger dans le quotidien local.
Cela dépend vraiment de la destination et de l’ambiance qu’on attend de ce voyage, ainsi que de nos critères personnels pour notre bien-être de voyageurs.
Chloé : C’est une excellente check-list que tu nous as présentée, avec tous les critères à prendre en compte. Si je résume, il faut évidemment identifier ses priorités : est-ce qu’on veut pouvoir sortir dans des bars et restaurants et y aller à pied ? Est-ce qu’on préfère être tout près des lieux touristiques ? Est-ce qu’on préfère que ce soit animé ou calme ? Avoir une ambiance plus locale ?
Ensuite, la sécurité est très importante, ainsi que les transports et l’ambiance le soir. Et puis la question du bruit aussi, que je trouve intéressante, Essentielle, même si tout le monde n’en a pas forcément conscience. Personnellement, je peux dormir avec un tremblement de terre, ça ne me dérangera jamais, mais pour certains voyageurs, ça peut être déterminant. C’est très bien de le préciser.
Estimer le budget et le coût de la vie sur place
Sur tout ce qui concerne le choix de la destination, de l’itinéraire et du logement, je pense qu’on a bien fait le tour. Je te propose maintenant qu’on parle du budget, qui est une grosse question quand on voyage, surtout quand on reste longtemps dans les destinations comme les nomades peuvent être amenés à le faire. Comment fait-on pour estimer le coût de la vie sur place ? Y a-t-il des sites ou des outils qui peuvent aider à s’y retrouver ?
Pauline : Pour le coût de la vie, vous pouvez d’abord aller sur les groupes Facebook de Français ou francophones qui vivent sur place. Ils partagent souvent leurs conseils sur les tarifs.
Ce qu’on recommande, c’est d’aller sur les grandes plateformes de réservation comme Booking.com pour faire une première recherche et estimer les budgets hébergement, selon la qualité souhaitée. Mais nous, on recommande vraiment, une fois qu’on a repéré un hébergement sur Booking, de réserver directement auprès de l’hôtelier.
Depuis novembre 2024, les hôteliers sont libres de proposer de meilleurs tarifs sur leurs propres canaux que sur Booking.com. Alors qu’avant, Booking imposait aux hôteliers d’afficher des tarifs égaux ou supérieurs à ceux proposés sur leur plateforme. Maintenant, on peut vraiment avoir des tarifs plus avantageux en passant en direct, et on aide aussi l’économie locale.
Il y a aussi des applications locales comme au Japon, où Navitime permet d’estimer le coût et les horaires des billets de train.
Dans certaines destinations, les entreprises n’ont pas forcément de site Internet ou de Google My Business. Au Kirghizistan et au Brésil, par exemple, les restaurants et hôtels sont beaucoup plus présents sur Instagram. Vous y trouverez facilement leurs tarifs et leurs menus, ce qui permet d’évaluer le coût d’un repas.
Variations tarifaires selon les destinations
Attention aux fortes variations de tarifs dans certaines destinations ! Les prix peuvent évoluer rapidement d’une région à l’autre ou selon les saisons.
En Argentine, Rémy nous explique que les prix et la valeur de la monnaie changent presque tous les mois. Les forums de voyageurs, blogs et guides papier n’ont aucune utilité puisque la situation évolue si vite qu’une information valide le mois dernier ne l’est plus aujourd’hui. Il y a même plusieurs taux de change au sein du même pays, ce qui peut être déconcertant pour nous, Européens habitués à l’euro.
En Turquie, Catherine nous signale une très forte inflation ces deux dernières années, notamment sur les musées et sites touristiques qui sont devenus extrêmement chers. Une destination qu’on imaginait accessible peut réserver des surprises avec des tarifs parfois plus élevés qu’en France.
Il faut vraiment bien se renseigner et s’assurer d’avoir des informations récentes. Un guide papier de trois ou quatre ans n’est peut-être plus à jour concernant les questions tarifaires.
Au Vietnam, Van, notre expert, souligne l’impact majeur de la disponibilité et du coût des guides locaux. Il y a des saisons où ils sont très demandés, moins disponibles, et leurs tarifs grimpent. Cela pèse énormément dans le budget voyage. En voyageant avant ou après cette saison, on peut faire baisser le prix de manière considérable.
En Italie, Nadine nous dit que les grandes villes comme Florence, Bologne, Milan pratiquent des tarifs bien plus élevés que dans le reste du pays. Jérémy ajoute que le Nord est globalement plus cher que le Sud.
Casser les idées reçues sur certaines destinations
Certains experts nous mettent en garde contre les idées reçues. En Suisse, Patricia casse le cliché du pays hors de prix en expliquant qu’il existe une Suisse beaucoup plus accessible, celle des locaux, qui permet d’avoir des séjours agréables sans forcément casser la tirelire.
À l’inverse, en Jordanie, Axel nous rappelle que ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle la « Suisse du Moyen-Orient » : la vie y est chère et le coût des activités, transports privés ou guides peut vite faire grimper l’addition.
Aux Philippines, Julie, qui vit là-bas, nous indique que c’est l’un des pays les plus chers d’Asie du Sud-Est. Même des destinations qu’on imagine accessibles nécessitent de bien se renseigner pour comprendre le budget.
Saisonnalité et événements locaux
J’aimerais approfondir la question des variations en fonction de la saisonnalité et des événements locaux. Peux-tu développer ce point avec quelques exemples de périodes à éviter ?
Pauline : Bien sûr ! Il faut prendre en compte la météo capricieuse avec les saisons de mousson, les foules à certaines périodes, et les tarifs qui peuvent grimper.
Au Japon, Aurore recommande d’éviter les grandes périodes de congés nationaux : la Golden Week, O bon et le Nouvel An. Les transports sont saturés, les prix en hausse, les sites pris d’assaut. Elle conseille plutôt novembre : météo encore superbe, températures douces, peu de monde et belles couleurs d’automne.
En Australie, Claire conseille d’éviter les grandes vacances d’été (mi-décembre à fin janvier) et les longs week-ends de Pâques. Pour le nord du pays et la Grande Barrière de Corail, mieux vaut éviter l’été à cause de l’humidité et des inondations.
Aux Antilles, Alexandra déconseille la saison humide (juillet à octobre) : chaleur intense, pluies fréquentes et risques de tempête tropicale.
En Jordanie, Axel recommande mars car la haute saison commence en avril. Le pays sort de l’hiver, la nature fleurit, et on peut profiter de Pétra avec beaucoup moins de monde.
Dans les Mascareignes, Alicia recommande juin ou septembre pour la Réunion : douceur de l’hiver austral, randonnées au sec et retour des baleines.
Aux Philippines, Julie valorise l’été français, souvent boudé mais moins cher, moins touristique, avec une météo correcte.
En France, dans les Charentes, Lorette déconseille l’été sur le littoral saturé et recommande plutôt l’hiver pour découvrir les distilleries de cognac en toute tranquillité.
Profiter des événements locaux
La bonne période, c’est aussi tomber au bon moment pour vivre des expériences locales mémorables. Au Royaume-Uni, Damien conseille l’automne pour profiter d’Halloween : s’il y a bien un endroit au monde où le vivre, c’est l’Angleterre !
En Italie, Jérémy nous invite à découvrir les fêtes locales appelées les sagre. Ces événements, souvent concentrés sur la gastronomie et un ingrédient particulier (sagra du cèpe, des châtaignes…), permettent une immersion authentique avec de la musique et la participation de tous les Italiens.
Voyager hors saison pour des expériences authentiques
Au Maroc, le ramadan peut être une super période : tarifs moins chers, moins de monde, et occasion de déguster des mets traditionnels qu’on ne fait qu’à cette période, parfois en étant invité chez des familles locales.
Parfois, voyager à des moments auxquels on ne pense pas peut vraiment avoir un atout dans l’expérience de voyage.
Chloé : Je suis totalement d’accord pour le fait de voyager hors saison comme tu le disais. Des événements qui ne sont pas forcément les plus connus et qui pourtant sont très authentiques. Tu parlais des sagre en Italie que je ne connais pas, mais la semaine dernière j’étais en Espagne, à la fête du thon. Et l’autre fois, je suis arrivée pour visiter un petit village et c’était la fête de la tranche de porc. Il n’y a rien de plus authentique que ça ! Pour tout ce qui est météo et hausse des prix, ce sont de très bons points à retenir dans notre petite liste de préparation de voyage.
Les planexperts ont peut-être aussi des petits conseils à partager pour voyager moins cher sans forcément vivre un voyage moins beau ou moins agréable ?
Pauline : Complètement. On peut déjà citer les pass. Par exemple au Japon, Aurore, notre experte du Japon, recommande d’éviter le JR Pass National qui est devenu peu rentable. Elle recommande plutôt d’opter pour les pass régionaux ou une carte Suica pour faciliter les déplacements et faire des économies.
En Jordanie, Axelle recommande de prendre le Jordan Pass qui regroupe le visa et les entrées sur les principaux sites. C’est un vrai gain de temps et d’argent. Il faut se renseigner sur les pass disponibles dans chaque destination puisqu’on peut vraiment faire des économies et se faciliter la vie.
Astuces pour maîtriser son budget sans sacrifier l’expérience
Pauline : Il y a d’autres solutions pour maîtriser son budget sans sacrifier l’expérience. Jérémy, pour l’Italie, recommande de miser sur les trains Italo qui sont souvent moins chers et de dormir dans des agritourismes, plus abordables et chaleureux que les hôtels classiques. On peut vraiment vivre une expérience locale puisque généralement l’agritourisme, c’est un agriculteur qui produit ses propres produits qu’on peut déguster à table.
Au Japon, Anaïs suggère de chiner dans les brocantes pour ramener des souvenirs typiques : vaisselle, kimonos… On peut voir des choses à petits prix et c’est très authentique.
Certains jours du mois, comme en Italie le premier dimanche du mois, les musées nationaux sont gratuits. Cela existe dans plein de pays et il faut en profiter. Il faut prendre cela en compte dans son itinéraire pour optimiser son budget.
Dans plein de destinations, comme à Londres, mieux vaut s’éloigner de quelques rues pour aller manger dans des petits restaurants plus loin des foules et des lieux touristiques, mais finalement bien meilleurs et beaucoup moins chers. On peut aussi manger dans les marchés locaux pour déguster des produits locaux et faire des économies.
L’importance de l’anticipation
Pauline : L’autre solution, c’est de partir hors saison et d’anticiper. Dans les Pouilles, Thalie, notre experte, insiste sur le fait de voyager hors périodes de pointe pour profiter des meilleurs tarifs et d’une ambiance plus détendue. Alexandra pour les Antilles confirme la même chose.
Pour optimiser son budget, il n’y a pas de secret : c’est d’anticiper ses réservations. Les hébergements de bonne qualité avec un tarif intéressant partent vite puisqu’ils sont mieux notés sur Booking et les autres plateformes. Pour les transports, c’est le yield management : les prix augmentent au fur et à mesure qu’on se rapproche de la date. Il faut vraiment anticiper pour avoir de meilleurs prix, quitte à prendre des options annulables.
Chloé : Donc je résume tout ce que j’ai retenu : on s’y prend à l’avance, on s’organise pour réserver l’hébergement et les transports, on voyage hors saison, on pense aux pass globaux, on s’éloigne des zones très touristiques pour manger et se loger, et pour les souvenirs, on va à la brocante du coin – une idée absolument géniale !
Découvrir les incontournables de la meilleure manière
Une fois qu’on est sur place, on a tout préparé, on s’est organisé·e en avance. Maintenant on voudrait découvrir la ville, mais il y a parfois des incontournables qui sont souvent saturés. Que conseilles-tu pour les découvrir de la meilleure manière possible ?
Pauline : C’est très variable selon les destinations. Chaque site, chaque jour, chaque saison est différent.
Les horaires, arme secrète des experts
Pauline : Ce n’est pas un hasard s’il y a souvent des voyageurs qui se lèvent très tôt pour assister à quelque chose au lever du soleil. Quand on y va tôt, il y a moins de monde et c’est là que la magie opère. Les horaires, c’est l’arme secrète selon beaucoup d’experts. Se lever tôt, visiter au crépuscule ou pendant les heures creuses, ça peut tout changer.
À Kyoto, Anaïs partage son expérience du célèbre Fushimi Inari qui est souvent saturé de touristes. Pour elle, le mieux c’est d’aller au petit matin ou le soir quand les lanternes s’allument et que le lieu se transforme en un monde mystérieux, presque sacré.
À Florence et Venise, Jérémy adore ces matinées où il se balade en silence alors que toute la ville dort encore. Il commence à voir les gens se réveiller, ouvrir leurs fenêtres, prendre leur petit déjeuner, faire leur café. Il croise les habitants qui vont au travail et a une approche très intime avec les locaux.
Dominique, notre expert en Indonésie et reporter d’images, explique que la lumière du matin offre vraiment des clichés magnifiques. Mais selon les besoins, il faut s’adapter à l’horaire. Par exemple à Komodo, c’est souvent après 12h quand la foule s’est dispersée qu’on peut regarder plus paisiblement les dragons.
À Londres, mieux vaut aller à 10h place Saint-James pour assister à la relève de la garde qui s’apprête à partir vers Buckingham Palace, plutôt qu’à 10h30 à Buckingham où il y a foule.
Changer de perspective et sortir des sentiers battus
Pauline : Nos experts disent de changer de perspective en s’éloignant des sentiers battus, en observant autrement et en découvrant l’inattendu.
Aux Antilles, Alexandra suggère d’arriver par la mer pour voir des sites sous un autre angle, ou de dormir sur un bateau ou un écolodge flottant pour vivre la mer autrement avec le bruit des vagues.
En Jordanie, Axelle parle de la magie du Wadi Rum. Elle recommande de dormir à la belle étoile dans un camp bédouin authentique. Elle recommande une expérience la plus simple possible, mais c’est celle qui sera la plus authentique. C’est avec ce souvenir qu’on reviendra et qu’on se souviendra pour toujours de cette nuit dans le désert.
À La Réunion, Alicia invite à délaisser les sites ultra-fréquentés pour partir à la découverte des pépites qui sont juste à côté. Plutôt que de voir le gros site que tout le monde va voir, elle recommande de regarder les petites pépites à côté. Il y aura moins de monde, ce sera plus sympa et on va rencontrer l’âme de l’île de manière décuplée.
S’immerger dans la culture locale
Pauline : Il y a des conseils qui concernent la culture et le fait de s’immerger dans la culture locale. Aux Antilles, Alexandra recommande de rencontrer les conteurs locaux qui offrent des visites plus riches et racontent des histoires loin des circuits classiques.
En Argentine, Rémy insiste sur le fait de demander aux locaux. À partir du moment où une expérience est rendue publique sur Internet ou les réseaux, ce n’est plus vraiment un secret, mais les locaux ont encore plein de secrets à dévoiler. Il faut oser demander aux gens qu’on croise. Le mieux, c’est de parler un peu la langue locale, d’apprendre quelques mots et d’échanger avec les locaux.
À Paris, Mélanie, notre experte, propose de visiter certains quartiers plutôt la nuit parce que les monuments sont illuminés. La ville révèle un tout autre visage, plus calme, plus poétique et scintillant.
Chloé : Je suis totalement d’accord sur les horaires. Et puis, je suis photographe donc j’adore aller voir le lever de soleil ! D’ailleurs, je suis à Cadix en ce moment, en Espagne, et ici c’est l’heure de la sieste qui est très calme, donc c’est très agréable de se balader dans les rues à ce moment-là.
Trouver les pépites cachées
Comment fait-on pour trouver d’autres lieux hors des sentiers battus ? Tu as parlé des locaux. As-tu des exemples concrets ?
Pauline : Tous nos experts disent que le secret, c’est vraiment de demander aux locaux sur place. Quand on est sur place, il faut oser parler aux gens, leur demander. Avec un beau sourire et une bonne dynamique, les gens seront ravis de partager leurs petits secrets.
En Serbie, notre experte Angelica conseille d’aller au marché pour chercher son café, à la boulangerie locale, et de demander au serveur les petits secrets pour visiter les endroits méconnus de la ville.
En Argentine, Rémy nous parle de ses petits trésors : une randonnée côtière à Ushuaïa pour observer les baleines, ou un vendeur d’empanadas caché dans un petit quartier populaire de Buenos Aires. C’est loin des circuits touristiques, mais on peut vivre une expérience tellement plus authentique.
Explorer des traditions oubliées
Pauline : C’est d’explorer des paysages et des traditions oubliées, sortir des itinéraires classiques. Aux Mascareignes, Alicia invite à explorer le passé géologique des îles et à participer à des ateliers culinaires créoles avec des chefs locaux.
En Italie, Nadine recommande d’aller dans les fêtes traditionnelles pour goûter plein de choses et découvrir les traditions encore vivantes, au-delà des clichés de la pizza et des pâtes.
Dans les Charentes, Laurette raconte des expériences insolites comme la dégustation sensorielle en pleine conscience ou la rencontre avec un peintre baroque pour vivre des moments uniques.
Prendre le temps pour découvrir l’insolite
Pauline : Le but, c’est de ralentir le rythme, d’observer et de profiter de chaque instant. Au Japon, Aurore a marché sur la Nakasendo, une ancienne route de 500 ans qui relie Tokyo à Kyoto, avec des villages relais figés dans le temps et des petites auberges datant d’un autre siècle.
En Australie, Claire conseille de se concentrer sur quelques régions et de passer des nuits dans l’arrière-pays plutôt que de rester sur la côte Est. Il suffit de rentrer un peu plus à l’intérieur des terres pour découvrir des petits villages moins prisés des touristes, mais tellement plus authentiques.
À Paris, Mélanie adore les friches industrielles réhabilitées en espaces culturels, restaurants, tiers-lieux. C’est un exemple qu’on peut retrouver de plus en plus à travers le monde et qui met en exergue la culture contemporaine du pays.
S’adapter à la culture locale et éviter les faux-pas
Pour apprendre à connaître la culture, s’y adapter et mieux s’y intégrer – c’est indispensable pour avoir un voyage respectueux et immersif et éviter les faux-pas – comment s’y prend-on ?
Pauline : S’immerger dans la culture locale, ça passe par des gestes simples : entrer dans la vie des habitants, aller au marché, chercher un café, aller à la boulangerie, engager la conversation. Le but, c’est d’être curieux, d’ouvrir la porte à des découvertes auxquelles on n’aurait pas eu accès en restant dans le moule habituel des voyageurs.
En Serbie, notre experte Angelica dit d’apprendre quelques mots de la langue, de poser des questions, de partager un moment. Si on montre qu’on a envie de parler deux-trois mots, naturellement les locaux vont nous offrir un petit en-cas, un café ou un petit verre de rakija.
Aux Antilles, Alexandra recommande de découvrir la culture et l’histoire autour de l’esclavage et des premiers habitants pour mieux comprendre le passé, et de participer à des ateliers culinaires et des concerts de musique locale.
Respecter les traditions et les codes locaux
Pauline : Nos experts disent d’être respectueux des traditions, des règles et de l’environnement. Au-delà de la culture, il faut respecter les codes, les coutumes et la nature.
Au Japon, Aurore et Anaïs rappellent qu’il faut rester silencieux dans les transports, ne pas manger en marchant, apprendre à manger avec des baguettes et surtout éviter de les planter dans le bol puisque c’est un signe de rituel funéraire.
Aux Mascareignes, Alicia insiste sur le respect des temples tamouls : il faut se couvrir les épaules et les jambes. Certains lieux demandent même de faire un jeûne sans viande pendant trois jours avant la visite.
En Australie, Claire évoque l’importance de respecter certains sites aborigènes sur lesquels il est interdit d’aller, comme Uluru ou le Mont Warning.
Les coutumes locales surprenantes
Pauline : Il faut s’adapter aux coutumes locales. Au Brésil, Thomas dit qu’il ne faut surtout pas se moucher en public parce que c’est considéré comme sale. Mieux vaut renifler plutôt que dégainer son mouchoir.
Au Kirghizistan, Nazira rappelle que se moucher à table n’est pas bien vu, tout comme mettre les pieds sur la table.
En Angleterre, Damien recommande de ne pas lésiner sur le « sorry » et de dire merci sur la route parce que tout le monde se remercie tout le temps. Si on veut se fondre dans la masse des Anglais, il faut être poli.
En Italie, Jérémy déconseille fermement de demander du parmesan sur les pâtes aux fruits de mer. On parle beaucoup avec les mains, il y a beaucoup de gestes, mais certains peuvent être offensants.
Chloé : C’est incroyable ! J’ai appris plein de choses. Pour l’Italie, je ne savais pas pour le parmesan. Par contre, j’ai entendu dire qu’on ne pouvait pas demander un cappuccino après 10h du matin ?
Pauline : Oui, il y a des horaires sur le café, en fonction des types de café aussi. C’est très codé, l’Italie !
Trois conseils essentiels pour un premier voyage en solo
Si tu devais donner trois conseils essentiels pour quelqu’un qui prépare son premier départ en solo, ce serait quoi ?
Pauline : Le premier, c’est de préparer son voyage à l’avance pour économiser et se rassurer, tout en gardant de la souplesse. Un minimum d’anticipation, c’est essentiel pour voyager tranquille. Mieux vaut réserver ses premiers hébergements, réfléchir à un itinéraire réaliste, s’informer sur la culture pour ne pas faire d’impair, anticiper la monnaie, les saisons… Mais il ne faut pas chercher à tout contrôler. Voyager solo, c’est aussi laisser de la place à l’imprévu, aux rencontres, aux détours.
Deuxièmement, l’idée c’est d’alléger son sac et ses attentes. Partir seul, c’est une invitation à voyager léger, autant dans ses bagages que dans son programme. Mieux vaut en faire moins, mais le faire mieux. On recommande de prendre son temps, d’écouter ses envies du moment. On prône le slow travel : profiter, s’émerveiller, en faire moins mais tellement mieux.
Enfin, un point clé, c’est de s’ouvrir à la culture et aux autres, que ce soit les autres voyageurs ou les locaux. Un premier voyage en solo devient inoubliable quand on s’autorise à aller vers les autres. Ça passe par apprendre quelques mots de la langue, dormir dans une auberge de jeunesse ou chez l’habitant, s’inscrire à une activité de groupe. C’est cette curiosité bienveillante qui permet de tisser des liens, de mieux comprendre la culture du pays et de vivre des moments uniques.
Chloé : Merci beaucoup pour ces conseils précieux. L’avantage quand on est nomade, c’est qu’on peut aller plus loin dans le fait de s’ouvrir à la culture locale, de faire des rencontres, de prendre l’habitude d’avoir une routine dans le lieu et de s’en imprégner, de voyager hors saison. Le mode de vie nomade devient un outil pour voyager de manière plus authentique et plus responsable.
Où peut-on vous retrouver ?
Pauline : On a notre site internet planxplora.com. On est aussi sur les réseaux, sur Instagram notamment. Vous pouvez suivre nos aventures et découvrir tous les experts qui forment cette équipe et qui sont très passionnés.
Témoignage d’Axelle, experte Jordanie
Axelle : Je suis experte de la Jordanie puisque je vis dans le désert du Wadi Rum depuis plus de deux ans. J’ai à cœur de pouvoir partager un maximum de choses sur ce beau pays pour que les personnes puissent découvrir une multitude de paysages et une culture différente.
Les voyageurs arrivent jusqu’à moi parce qu’ils ont une problématique. Ils ont besoin d’y voir plus clair dans leur préparation et leur organisation de séjour. L’organisation, c’est le nerf de la guerre et ça prend énormément de temps. Lors du rendez-vous conseil, ils peuvent me poser toutes leurs questions : sécurité, itinéraire, budget, vêtements, transports, culture locale, bonnes adresses…
Le but est de leur apporter des réponses concrètes, des conseils pratiques et locaux avec ma connaissance du pays, qu’ils repartent avec un plan d’action et soient plus sereins sur leur voyage.
Ce qui me plaît le plus, c’est de pouvoir voir des étoiles dans leurs yeux. J’ai la chance de pouvoir rencontrer certains voyageurs dans le désert quand ils arrivent, d’échanger avec eux autour d’un thé sur ce qu’ils ont aimé en Jordanie. Je pense que c’est le meilleur moyen de voir s’animer et prendre vie un voyage et une rencontre avec un pays.
Je pense à un groupe de copines qui voulaient prendre du temps pour elles et découvrir la Jordanie, mais pas les incontournables – découvrir la Jordanie par le biais de ses habitants et passer le plus de temps avec des locaux. Je les ai accompagnées sur comment optimiser leur itinéraire, avoir des étapes hors sentiers battus qu’on ne trouve pas sur internet, leur donner des contacts pour dormir chez l’habitant. Ce type de projet me fait vibrer parce que j’adore faire découvrir cette Jordanie-là.
Bref, faites confiance à Planexplora, pour la Jordanie mais aussi pour toutes les autres destinations. C’est une manière de pouvoir voyager avec des conseils experts de personnes qui connaissent parfaitement leur destination, à moindre coût aussi. C’est peut-être une révolution du voyage.
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